Presse-Christophe-de-Quenetain-Le-Figaro-2023

LE FIGARO

2023

Béatrice de Rochebouët, « Pour son retour, la TEFAF Maastricht s’impose à nouveau comme le royaume des découvertes », Le Figaro, 13 mars 2023, n° 24434, p. 33 :

« […] D’autres se sont étoffés, comme le XVIIIe siècle, avec une forte présence d’antiquaires français ayant recréé de magiques écrins comme au temps fastueux de la Biennale des antiquaires au Grand Palais. Benjamin Steinitz en tête, avec le décorum de boiseries et parquet pour accueillir pas moins de huit meubles signés BVRB II et III (un exploit !), dont deux commodes « pagodes » Louis XV provenant de la collection des ducs de la Rochefoucauld-Doudeauville (4,8 millions d’euros). Ambiance d’un salon de la villa de Patricia Lopez-Willshaw à Saint-Tropez, ou de la Quinta Patiño au Portugal chez Christophe de Quénetain pour le mobilier et Camille Leprince pour les céramiques. Sa découverte est une table de Riesener pour Marie-Antoinette au château de Compiègne, portant la marque à l’encre de son garde-meuble. Faute de l’avoir vue, la maison Artcurial la vendait comme anonyme en 2022, pour un prix ridiculement bas. Après recherche, la revoilà rehaussée à 1,7 million d’euros, avec un pedigree iconique !
Marie-Antoinette pour Compiègne encore, mais, cette fois, sans la magie de la découverte, chez Philippe Perrin avec une commode à vantaux en tôle vernie de Pierre Macret (vers 1770) dont le pendant est à Versailles. Atypique, elle s’était fait remarquer chez Christie’s, en novembre dernier, où le marchand l’a achetée à 942 000 euros. Se gardant d’en faire mention, il en propose, sans donner son prix exact, plusieurs millions, en faisant référence à son père, Jacques, et son confrère Michel Meyer qui l’avaient acquise pour 4,5 millions de francs, en 1985, à Saint-Germain-en-Laye avant de la placer dans une collection monégasque. […] »